Vers l’élaboration et l’opérationnalisation de plans d’actions technologiques au niveau national en Afrique et dans les Caraïbes

Enda Energie en partenariat avec l’UDP (Partenariat DTU et le Programme des Nations Unies pour l’environnement), a organisé, du 24 au 25 avril 2019, un atelier régional francophone de renforcement de capacités d’un groupe de pays en Afrique et dans les Caraïbes, sur les outils et méthodes de priorisation des besoins technologiques. Cet atelier qui rentre dans le cadre de la mise en œuvre de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, devrait permettre aux pays bénéficiaires de peaufiner davantage les politiques climatiques et de surtout contribuer à l’élaboration et l’implémentation de programmes et projets de transferts de technologies avec le concours des ressources financières nationales dans certains pays ou par le biais de la coopération multilatérale.

Dans le processus de mise en œuvre de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), le transfert de technologies constitue un des piliers essentiels des politiques et programmes d’adaptation et d’atténuation des changements climatiques surtout dans les pays en développement.

Depuis l’entrée en vigueur de la CCNUCC, des cadres et mécanismes notamment l’Evaluation des Besoins en Technologies (EBT) ont été établis et opérationnalisés pour contribuer à l’urgence de l’action climatique et aussi au développement durable à faible émission de GES.

Dans cette optique, toutes les phases de l’EBT financées par le FEM (Fonds pour l’Environnement Mondial) ont permis de 2009 à 2017, à plus de 80 pays dont le Sénégal, d’opérer des choix stratégiques sur les technologies climatiques disponibles. Elles ont surtout permis aux pays d’élaborer des plans d’actions technologiques et des idées de projets d’adaptation et d’atténuation des changements climatiques à même de contribuer significativement à l’opérationnalisation des ambitions sectorielles des CDN (contributions déterminées au niveau national) en cours.

Considérant toujours l’accès difficile et la complexité notoire des mécanismes de la finance climatique, la nouvelle approche de l’EBT III (2018 – 2020) au profit de 23 Pays les Moins Avancés (PMA) et de Petits Etats Insulaires en Développement (PEID) mettra un accent particulier sur l’appui technique à l’élaboration des notes conceptuelles. Cette nouvelle approche permettra ainsi de faciliter la mobilisation de ressources financières et conséquemment, la mise en exécution des plans d’action technologique élaborées.

Cette nouvelle dynamique d’appui axée à la fois sur les transferts de technologies et sur l’accès à la finance climatique justifie à plus d’un titre l’organisation de cet atelier régional sur la première étape du processus : l’identification et la priorisation des technologies climatiques. Tenant compte des leçons apprises dans le cadre de l’EBT I et II, l’atelier de développement des capacités des experts tenu au Sénégal, a intégré de nouvelles approches jugées pertinentes et nécessaires pour asseoir une bonne politique de développement durable résilient et à faible émission de GES. Précisément, il s’agissait de l’intégration du genre et la promotion des technologies endogènes sur tout le processus de l’EBT et notamment au niveau de la priorisation des technologies.

Reportage de la RTS1

Cérémonie d’ouverture de l’atelier