Rapport d’activités 2017: Entrepreneuriat social et Chaines de valeur agricoles

Rapport d’activités 2017: Entrepreneuriat social et Chaines de valeur agricoles

L’autonomisation des femmes, des jeunes et plus globalement le renforcement de la résilience des communautés des zones arides d’Afrique requiert une recherche constante d’innovations et de reproduction de modèles économiques éprouvés.

Les zones arides ne sont ni en panne d’idées innovantes, ni dépourvues de bonnes pratiques; mais rencontrent beaucoup plus de problèmes d’organisation, d’appropriation individuelle des évidences et de capacité pour un changement d’échelle.

Aujourd’hui, la montée des menaces va du réchauffement climatique à l’aggravation des inégalités géographiques en passant par la dégradation des terres et l’insécurité énergétique, L’explosion du chômage des jeunes, l’épuisement progressif des ressources naturelles, et les migrations démontrent les limites des politiques de régulation et de transformation basées sur l’action exclusive de l’Etat.

L’ensemble de ces périls, nous invitent tous à requestionner nos modes d’intervention pour instaurer en Afrique des alternatives crédibles et durables capables de provoquer le déclic en vue d’inscrire les territoires dans une dynamique stratégique de développement endogène durable et inclusif.

Enda Energie, à travers sa logique de co-construction avec les acteurs à la base et le monde académique a lancé un ensemble d’initiatives d’adaptation à co-bénéfice dans la gestion durable des terres et l’accès aux énergies renouvelables pour renforcer la résilience des populations et des écosystèmes de même que la contribution des territoires à l’action climatique.

Ainsi, sous le prisme de l’entreprenariat social qui met en avant la citoyenneté, le bénéfice social et/ou environnemental dans la finalité de l’action économique, l’organisation Enda Energie s’investit dans la valorisation optimale des filières à haute intensité de main d’œuvre.

Le modèle coopératif constitue la forme d’organisation adoptée pour mieux tirer profit des filières de l’agriculture, l’élevage, la pêche et de la foresterie qui constituent autant de dotations naturelles des territoires mais qui, malheureusement, ne sont pas suffisamment valorisées.

Ainsi, la voie est balisée pour un changement d’échelle des pratiques créatrices d’emplois et de richesse pour les femmes et les jeunes. Il s’opère à travers l’accroissement des opportunités de la chaine de valeur lait par l’accès à l’énergie solaire et au marché (Sénégal et Mauritanie) en passant par le séchage solaire du gombo, des oignons, des mangues au Mali, de la transition énergétique dans le secteur alimentaire informel et dans la maîtrise de l’eau dans les périmètres maraichers et la valorisation du balanites dans le tracé de la Grande Muraille verte.

Cela constitue autant d’initiatives basées sur des technologies climatiques et un modèle de partenariat innovant entre les OSC- le secteur privé-les centres de recherche-les décideurs pour donner corps aux politiques énergétiques, climatiques et de lutte contre la désertification aux niveaux régional, national et local.

Rapport d’Activites 2017