Fonds Vert Climat: 6 projets Africains examinés au Board 2017

Fonds Vert Climat: 6 projets Africains examinés au Board 2017

Le conseil d’administration (Board) du Fonds Vert Climat (FVC) a examiné lors de la seconde journée 9 projets incluant celui de l’Ethiopie sur «Responding to the increasing risk of drought: building gender responsive resilience of the most vulnerable communities». Au moins 6 projets proviennent de l’Afrique même si paradoxalement, ils ont été soumis par des entités internationales telles que la BEI, la BERD, la KfW, l’AFD, la Banque Mondiale et le PNUD. Un membre du Board a recommandé la promotion du secteur privé des pays en développement au risque de voir le FVC perdre sa raison d’être.

L’évaluation du Groupe consultatif technique independant (ITAP) a globalement révélé que les projets soumis ne sont pas transformationnels et ne permettent pas un changement de paradigme vers une faible émission de carbone et une résilience au changement climatique.

La société civile a expressément demandé le rejet du projet du Tadjikistan.  Le financement proposé concerne les améliorations de la réhabilitation et de la sécurité de l’usine hydroélectrique Qairokkum de l’ère soviétique dans le nord du Tadjikistan, qui a débute en 2014 avec des fonds de la BERD. Ce projet est jugé non innovant sans justification du soutien du FVC. Le fait que le barrage ait besoin de travaux importants pour garantir sa sécurité renforce les arguments des organisations de la société civile sur l’inadéquation des grands barrages dans le cadre des changements climatiques, ou les phénomènes météorologiques extrêmes ajoutent plus de risques aux infrastructures déjà dangereuses.

Le rapport d’étape sur la préparation/readiness informe que 97 propositions de programme pays ont été approuvées pour un montant de 27,7 millions de USD dont 34 de l’Afrique. 54 Autorités nationales désignées (AND) ont vu leurs capacités renforcées et les capacités d’accréditation de 20 entités évaluées.

Peu de projets proviennent d’un accès direct d’ou la nécessite de faciliter l’augmentation des propositions des entités d’accès direct, de renforcer les capacités des institutions des pays en développement et de promouvoir l’apprentissage Sud Sud sur l’accès direct.

Le conseil d’administration, pour la dernière journée, statue en session exécutive (huis clos) sur les projets.