#EndaCop24: Katowice, une étape cruciale pour opérationnaliser l’Accord de Paris

#EndaCop24: Katowice, une étape cruciale pour opérationnaliser l’Accord de Paris

 

 

 

                                               En Bref

A l’entame des négociations sur le climat, la Société Civile du sud, invite les gouvernements à accélérer la cadence pour relever le défi de l’urgence climatique.

Après l’entrée en vigueur prématuré de l’Accord de Paris, la COP 24  qui se tient du 2 au 14 décembre 2018, doit adopter les règles de mise en œuvre garantissant la pleine  application de cet accord et tirer  le bilan de l’action des acteurs non-parties et parties  dans le cadre du  Dialogue de Talanoa, afin de viser l’objectif de limitation de la température à 1.5°C..

Il convient de faciliter l’accès des financements aux collectivités africaines afin de leur permettre de contribuer à rehausser l’engagement des Etats à travers les Contributions Déterminées au niveau National. Les états réunis à Katowice devront   démontrer   qu’ils sont prêts à faire mieux et plus pour la planète.

                                                    Contexte

Dans son récent rapport le GIEC rappelle que le réchauffement est déjà une réalité, et que la terre s’est déjà réchauffée de 1°C alors que l’Accord de Paris recommande de limiter réchauffement climatique à 2°C voire 1.5°C par rapport à l’ère préindustrielle d’ici 2050. Ce rapport qui s’intéresse aussi au continent Africain, met en exergue le fait que le changement climatique affecte les populations, mais aussi les écosystèmes et les moyens de subsistance, en faisant le lien avec la pauvreté et la nécessité d’aller vers un développement durable.

Une autre conclusion, limiter le réchauffement climatique à 1,5°C est encore possible, mais cela nécessite des transitions « rapides et de grandes envergure », dans tous les secteurs.

Le GIEC revient également sur les Co-bénéfices à limiter le réchauffement à 1,5°C ( lutte contre la faim, lutte contre la pauvreté …).

En même temps des solutions innovantes existent, notamment en Afrique, dans le secteur des énergies renouvelables, de l’agriculture, mais aussi par l’implication de plus en plus des Acteurs Non Étatiques de plus en plus actifs pour assurer la mise en œuvre de l’Accord de Paris au niveau local. Il appartient aux états aujourd’hui, d’accélérer la cadence et passer aux actes. La COP 24, est l’occasion pour les états, particulièrement les pays développés de doter l’Accord de Paris de règles robustes et transparentes pour sa mise en œuvre réussie. C’est également l’occasion de réaffirmer la solidarité avec les pays les vulnérables qui subissent les impacts du changement climatique et de renforcer la confiance entre les pays développés et les pays en développement.

Les attentes d’Enda Energie pour la COP 24

« Adopter des règles du jeu solides pour renforcer l’Accord de Paris »

L’adoption et l’entrée en vigueur précoce de l’Accord de Paris ne constituent que des étapes vers sa mise en œuvre opérationnelle. L’enjeu aujourd’hui, est d’aller vers des règles pour nous permettre de suivre, de vérifier et de comparer le niveau des émissions par pays, d’assurer le suivi sur les engagements sur l’adaptation et les finances, et ainsi rendre les états redevables de leurs actions, et l’accord de Paris transparent.

 

A la COP 24 Enda Energie appelle les états à :

– Adopter des lignes directrices, équitables et cohérentes pour renforcer la mise en œuvre de l’accord de Paris et une feuille de route pratique.

« Des financements Climatiques à la hauteur des enjeux et plus accessible aux communautés vulnérables »

Les finances sont essentielles à la mise en place d’un régime fondé sur la confiance mutuelle, en effet, les engagements financiers constituent la clé de voûte de la justice climatique.

Deux enjeux importants pour la COP 24 : la prévisibilité des financements sur plusieurs années, ce qui n’est pas le cas actuellement, permettrait aux pays en développement d’investir; la définition de règles claires sur les modalités de comptage de cette mobilisation. Par ailleurs, les pays développés sont encore loin d’avoir rempli leur promesse de fournir 100 milliards de dollars en particulier pour l’adaptation qui reste le parent pauvre des financements climatiques. Il ne reste que deux ans aux pays développés pour démontrer les progrès accomplis dans le cadre d’un objectif attendu depuis longtemps. Les progrès contribueront à renforcer la confiance entre les parties. La question des financements sera donc au centre des discussions, le dialogue ministériel sur les finances doit servir de cadre pour des avancées réelles.

 

A la COP 24 Enda Energie appelle les états à :

  • Faciliter l’accès aux financements à travers les mécanismes financiers de la CCNUCC, que sont le fonds d’adaptation et le fonds vert pour le climat, pour les PIED et l’Afrique afin de leur permettre de faire face à l’urgence climatique

« Nécessité de relever les Ambitions d’ici 2020 »

Les engagements actuels de l’Accord de Paris ne sont pas suffisants pour limiter la hausse globale de la température à moins de 2°C. Le Dialogue de Talanoa entamé depuis la COP 23, doit aboutir à Katowice à une relève de l’ambition Climatique, en vue de limiter le réchauffement à 1,5°C. Ainsi, les états doivent à la fois accélérer leurs politiques de transition écologique, mais aussi réviser à la hausse leurs Contributions nationales dès maintenant. Des bilans mondiaux tous les 5 ans devraient permettre également une mise à l’échelle des politiques climatiques.

L’adoption de règles solides, devrait également permettre de garantir la transparence.

A la COP 24 Enda Energie appelle les états à :

  • Renforcer l’ambition d’ici 2020, et soutenir la transition vers les énergies renouvelables, pour rester sur une trajectoire de réchauffement de 1,5°C.
  • Créer un cadre pour permettre à tous les acteurs, notamment les acteurs non étatiques, à œuvrer au niveau national et local pour le renforcement des CDN.

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